apf france handicap

  • POUR LA DÉCONJUGALISATION DE L’AAH

    Journée de mobilisation nationale le 16 septembre 2021

    #AAH16septembre #DéconjugalisationAAH 

    Ce jeudi 16 septembre, des rassemblements auront lieu dans toute la France pour dire STOP À LA DÉPENDANCE FINANCIÈRE des bénéficiaires de l’allocation aux adultes handicapés (AAH).  
     
    Aujourd’hui, le montant de l’AAH est calculé en fonction des ressources du couple.
     
    Ainsi, 270 000 personnes en situation de handicap en couple perçoivent une AAH réduite ou en sont privées. 
     
    Les personnes concernées et les associations dénoncent depuis des années cette injustice.
     
    L’AAH n’est pas un minimum social comme les autres ; les personnes en situation de handicap doivent conserver leur autonomie financière lorsqu’elles ne peuvent pas travailler, condition intrinsèque du respect de leurs droits, de leur santé et de leur dignité.
     
    Grâce à l’implication de nombreux parlementaires et à la forte mobilisation des personnes concernées, des associations, de personnalités de la société civile, une proposition de loi permettant d’individualiser le calcul de l’AAH (c’est-à-dire sans prendre en compte les revenus du couple), a été votée en première lecture à l’Assemblée nationale en février 2020 puis au Sénat en mars 2021. Une pétition en ligne sur le site du Sénat a obtenu plus de 100 000 signatures en début d’année.
     
    Malgré cette forte mobilisation et l’accord de l’ensemble des partis politiques, le gouvernement a, en deuxième lecture, de nouveau modifié la proposition de loi en substituant à l’individualisation une mesure alternative d’augmentation du plafond de ressources. Cela ne répond pas à notre revendication de déconjugalisation de l’AAH, soutenue par le Défenseur des droits et la commission nationale consultative des Droits de l’homme (CNCDH).
     
    Pire, le 17 juin, le gouvernement est passé en force, avec un vote bloqué sur l’ensemble du texte, s’apparentant à un déni de démocratie et une entrave organisée au débat au sein de la représentation nationale. Il est encore temps de faire évoluer le texte, le débat parlementaire devant se poursuivre au Sénat puis une nouvelle fois à l’Assemblée nationale
     
    En février 2020, lors de la conférence nationale du handicap, le Président de la République, qui a fait du handicap une priorité de son quinquennat, fixait des objectifs ambitieux : « permettre à chacune et chacun de vivre une vie digne, une vie libre » ; « continuer à aller sur le chemin de l'allocation digne pour toutes les personnes en situation de handicap » ; « ouvrir de nouveaux droits pour les personnes en situation de handicap : le droit de se marier, de se pacser, de divorcer ». Nous demandons au gouvernement de mettre ces promesses en application.  
     
    Lors du comité interministériel du handicap du 5 juillet 2021, le Premier ministre a considéré que cette demande de déconjugaliser l’AAH « n’était pas illégitime »… tout en maintenant la position du gouvernement défendue à l’Assemblée nationale.
     
    Le 16 septembre 2021, nos organisations appellent donc à des rassemblements partout en France :
    ▶️ pour le respect des droits et de la dignité des personnes et la reconnaissance de leur citoyenneté,
    ▶️ pour faire entendre la colère des personnes en situation de handicap, de leur famille et de la société civile mobilisée face à cette injustice sociale, 
    ▶️ pour que l’individualisation de l’AAH soit définitivement votée dans le cadre d’un processus parlementaire démocratique. 

    *Premières organisations signataires : APF France handicap, Collectif Handicaps, Ligue des Droits de l’Homme, Fnath, Aides, Voir Ensemble, Fisaf, Asei, Vaincre La Mucoviscidose, Uniopss, CFPSAA, Santé Mentale France, Sidaction, FFDys, Collectif Alerte, Unanimes, Valentin Haüy, France Assos Santé, Unapei, Unafam, CH(s)OSE, Solidarité Sida.

     

    Si vous souhaitez vous mobiliser au plus près de chez vous, voici la liste des rassemblements organisés sur la France entière : CLIQUER ICI

    En région Centre Val de Loire, 2 actions sont organisées :

    À Châteauroux (36), rassemblement Place de Champagne

    À Orléans (45), rencontre avec des politiques

     

  • Et si on continuait ?

    La mobilisation se poursuit…

    Ce n’est pas fini !

    Une récente étude a montré que 9 personnes sur 10 éprouvent, au moins de temps en temps, des difficultés lors de leurs déplacements.

    APF France handicap a donc décidé d’organiser une campagne d’actions dans toute la France, contre les retards dans la mise en accessibilité et les difficultés de mobilité.

    Cinq jours, Cinq thèmes !

    Notre délégation d’Indre-et-Loire, ses élus du Conseil APF de Département (CAPFD), ses adhérents et ses bénévoles se sont fortement mobilisés toute la semaine pour défendre l’accessibilité et inviter les Tourangeaux à s’engager aux côtés de l’association pour demander une France, une Touraine, plus accessible, plus respectueuse des besoins de mobilité de chacun.

    Plus précisément, les élus du CAPFD 37 ont demandé audience à tous les Député(e)s et à la Préfète d’Indre-et-Loire, pour faire remonter nos points de vigilance mais aussi les bonnes pratiques, échanger et entendre leurs engagements.

    Ils ont TOUS répondu !

    Quatre rencontres en visioconférence ont ainsi pu être organisées pendant cette semaine de mobilisation.

    Nous vous invitons à découvrir en images l’action réalisée sur notre département.

    Et surtout, continuez à vous engager à nos côtés :

    • en nous envoyant vos témoignages, vos photos et vos vidéos ;
    • en cliquant sur «JE SOUTIENS » sur le site de la campagne   marchesattaque.org

  • J’aime ma médiathèque !

    Sortir, aller voir les spectacles, pratiquer des activités sportives ou culturelles, partir en vacances ou encore s’engager bénévolement dans sa ville, autant d’activités essentielles pour notre équilibre et notre épanouissement personnel.

    Les habitants de La Riche peuvent aujourd’hui profiter de leur médiathèque accessible.

    Hélas, beaucoup de bibliothèques en Indre-et-Loire ne le sont pas, et pourtant, la loi date de 2005… ! Aujourd’hui, trop de personnes rencontrent de réelles difficultés pour accéder à ces activités de loisirs dans leur commune.

     Vivre ensemble, c’est construire une ville adaptée à tous.

    Ce n’est pas qu’une questions de droit mais de bon sens !

    Rendez-vous sur marchesattaque.org

  • Un droit ou un luxe ?

    Une société ouverte et adaptée à toutes et tous, c’est assurer les déplacements par des moyens de transport accessibles à toutes et tous et sur tout le territoire !

    En Indre-et-Loire, la métropole de Tours a développé sa première ligne de tramway qui est accessible aux personnes à mobilité réduite (sauf 3 arrêts). Ce nouvel aménagement permet aujourd’hui aux personnes en situation de handicap habitant la métropole d’être autonome dans leurs déplacements. 

    Nous constatons que beaucoup de Tourangeau déménagent ou recherchent un logement adapté proche de cette ligne de Tramway ou proche d’une ligne de bus accessible.

    Or, tout le monde ne peut pas venir habiter sur la Métropole !

    Par exemple, les personnes en situation de handicap habitant Amboise, Montlouis-sur-Loire ou tant d’autres communes, n’ont toujours pas accès à un transport adapté qui pourrait faciliter leur déplacement vers Tours. Elles sont dépendantes d’un proche ou doivent solliciter un taxi aménagé (40 € le déplacement minimum). 

     Circuler librement, devrait être un droit pour tous !

    #Marchesattaque

  • Trouver un médecin ou un kiné ?

    Vous préférez rencontrer votre médecin chez vous ou dans son cabinet ?

    Aujourd’hui, les Français n’ont pas tous accès aux lieux de soins en raison de leurs lieux d’habitation, du manque de médecins mais au-delà de l’absence de médecins dans certaines villes de France, les cabinets médicaux pour la plus part ne sont pas accessibles aux personnes en situation de handicap  pour des raisons qui  sont inadmissibles aujourd’hui !

    Véronique , en situation de handicap et adhérente à la délégation d’Indre-et-Loire, elle n’a pas le choix car il y a des marches dans l’immeuble ! Son médecin se déplace donc à son domicile.

    Actuellement, de nombreux cabinets de soin ne sont pas accessibles parce que :

    • La ville n’a pas réalisé les travaux de voirie permettant l’accès au cabinet ;
    • Les professionnels de santé n’ont pas la possibilité de déménager car il n’y a pas de mise à disposition de cabinets accessibles par les pouvoirs publics.
    • Les professionnels de santé sont locataires de leur cabinet et le propriétaire ne veut pas faire de travaux de rénovation du local ;
    • Le cabinet est dans un immeuble où la co-propriété ne veut pas engager des frais de rénovation (ascenseur, escalier, rampes etc…)

      Ça fait trop longtemps que ça dure ! Nous sommes toutes et tous concernés.

    Le monde change, soyons acteurs de ce changement !

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